L’innocence perdue

… Le protagoniste de western découvre angoissé (en même temps que les cinéphiles) que l’histoire de l’Amérique ne coïncide guère avec son rêve démocratique, et que le temps des comportements désinvoltes est désormais révolu.

Dans de telles circonstances, il est difficile aujourd’hui qu’un réalisateur entreprenne innocemment un récit de western. Les spectateurs d’ailleurs s’en détournent, comme le constatent les grands réseaux américains de télévision qui ont pratiquement supprimé de leurs grilles de programmation ces (pensait-on) inévitables westerns. L’époque non plus ne s’y prête plus.

Le western, genre épique, convenait à l’Amérique tant que ce pays croyait, politiquement et militairement, en sa destinée manifeste et en son projet impérial. Elle le croit sans doute toujours, et peut-être même plus que jamais en ce début de millénaire, mais ne pense plus que sa domination doive prendre la forme d’une conquête militaire et d’une occupation coloniale.

Le western procurait à cette « nation d’émigrants et de colons » un mythe fondateur des origines. Un mythe terrien, agraire, archaïque, mais pour les Blancs (et protestants) exclusivement. Or la société, devenue décidément urbaine, s’est complexifiée.

La vogue du multiculturalisme exige désormais le respect des autres communautés : afro-américain, hispanique, indienne, asiatique, catholique, juive, islamique… Cela explique pourquoi, par exemple, dans l’un des derniers westerns du xx siècles, « Shanghai Kid »(réalisé par Tom Dey, 2000), le héros principal, pour la première fois, est un Chinois qu’incarne l’un des acteurs le plus populaires d’Asie, Jackie Chan.

Par ailleurs, tournant le dos au passé, les États-Unis se sont lancés à corps perdu, depuis le début des années 1980, dans le projet futuriste de la  » société de l’information » misant sur les nouvelles technologies et internet.

Est-il étonnant, par conséquent, que le seul western récent à avoir connu un succès public soit précisément Wild WILD WEST (1998), parodie dans laquelle se mêlent hommage au western traditionnel et euphorie de science-fiction? Et dont le titre tire, bien entendu, cite explicitement internet et le World WIde WEB?

Tiré du livre  »Propagandes silencieuse, masse, télévision, cinéma » de Ignacio Ramonet.

Lors de ma première rencontre avec le cowboy dénommé Henry Blue Blood Naranaya, j’étais loin de me douter que celui ouvrirait ou page Facebook. Mais en y pensant bien, quoi de mieux pour retrouver ses origines, que celui d’utiliser les médias sociaux.
Je vais me répéter surement, mais la quête d’henry n’est pas de conquérir des territoires, mais celle de retrouver les personnes qui ont fait de lui ce qu’il est aujourd’hui; un cowboy.

Je vous invite à l’aider et à suivre ses péripéties sur Facebook.
http://www.facebook.com/profile.php?id=100002479947047

Sandra Lachance, artiste en arts visuels a aussi distribué des tracts qui dirigent notre attention vers YouTube, où nous attend un petit film aux allures de
bande-annonce, un document qui nous en apprend beaucoup moins que sur Facebook, où le cow-boy a créé sa page (il a beau surgir d’une autre époque, il est tout de même de son temps). Là, au moins, on sait qu’il nous arrive de Fort McMurray, un hameau de 60 000 habitants, au cœur des Prairies du Canada. Il aime Garth Brooks et Willie Nelson (ô surprise!), les livres de cow-boy, les films de cow-boy et le rodéo.

Tiré de l’article de Claude Desjardins Nord-info.

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