Où le cowboy séjourne-t-il?

Le caractère transitoire des campements est évident, du plus sommaire et du plus réduit (un cavalier dormant à même le sol), au plus vaste et au plus peuplé (un convoi militaire ou civil). Le refuge des hors-la-loi peut être une grotte ou une cabane décorée d’affiche « Wanted », ou encore le saloon s’Altar Keane et celui de Vienna.

Les forts, les ranchs et les camps miniers sembleraient représenter davantage des pôles de fixité. Parfois ils jouxtent des villes, une vie sociale s’organise en leur sein, ils occupent un espace important et ils sont constitués par des lieux divers (grange, écurie, corral…), mais le cowboy comme le soldat, l’un et l’autre cavalier, passent la partie le plus importante de leur existence en expéditions, en déplacements. Forts, ranchs et mines sont des lieux de passages, des points de départ et d’arrivée.

Tiré du livre Western (s) de Jean-Louis Leutrat et Suzanne Liandrat-Guigues.
Henry Naranaya, mon héros moderne, ne semble pas échapper à cette définition des classiques du western.
Il se balade de ville en ville depuis sa ville natale, Fort McMurray.
Son expédition n’est pas de conquérir un territoire ou encore de trouver et transporter du bétail, mais je dirais plutôt qu’il recrée un parcours inverse.
IL est parti de l’ouest pour rejoindre petit à petit l’est.
Il revient sur les terres, de ceux qui ont conquirent les siennes.

Actuellement Henry loge pour un certain temps à l’hôtel de Blainville, situé au plein cours de cette ville.
Cet Hôtel est quant à elle rempli d’une histoire extraordinaire.
Suite de cette histoire dans une prochaine chronique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *